À la Une

Gordon Hayward, il va falloir en parler

Gordon Hayward, tête basse

Signé pendant l’été 2017 pour 128 millions de dollars sur 4 ans,Gordon Hayward était annoncé comme le joueur qui allait faire passer une équipe des Celtics éliminée en finale de Conférence dans une nouvelle dimension. Il faut dire qu’avec ses 21.9 points, 5.4 rebonds et 3.5 passes par match pendant la saison 2016-2017 et une première sélection au All-Star Game avec Utah, Hayward avait tout d’un franchise player et d’une superstar dans la Ligue. Un gros coup pour Boston, d’autant plus que Brad Stevens, le coach des Celtics, connaît très bien la nouvelle recrue puisqu’il l’a eu sous ses ordres à l’université.

Un premier match cauchemardesque

Boston Celtics @ Cleveland Cavaliers. C’est l’affiche de l’opening night de la saison 2017-2018. Un remake de la dernière finale de conférence. Une affiche excitante, encore plus depuis l’échange entre les deux équipes quelques mois plus tôt qui a envoyé Kyrie Ivring à Boston et Isaiah Thomas à Cleveland.

C’est justement le nouveau meneur des Celtics qui envoie Gordon Hayward au alley-oop après cinq minutes de jeu. L’ailier est stoppé dans les airs par LeBron James et Jae Crowder et tombe lourdement sur le sol. Après quelques secondes de flottement, un frisson d’horreur parcourt la Quicken Loans Arena. Le Celtic se tord de douleur, la cheville en angle droit. Diagnostic : cheville gauche disloquée et fracture du tibia. Saison terminée.

En cinq minutes, la carrière d’Hayward bascule et Boston va devoir faire sans son joueur le plus payé. Irving et ses coéquipiers s’inclinent finalement au terme d’un match accroché, mais l’essentiel est ailleurs.

Un retour en douceur

Sans Hayward, Boston termine à la seconde place de la Conférence Est et pousse même les Cavaliers de LeBron James à un game 7 en finale de Conférence, malgré la perte de Kyrie Irving juste avant le début des playoffs.

Gordon Hayward et Kyrie Irving

Après une longue rééducation, Gordon Hayward revient le 29 Septembre pour un match de pré-saison face aux Hornets dans lequel il inscrit 10 points en 23 minutes. Un retour prometteur.

Pour le premier match de saison régulière, Boston ouvre le bal face aux 76ers. Hayward est aligné dans le cinq majeur. Le fantôme de l’opening night de la saison précédente plane sur le TD Garden mais tout se passe bien, que ce soit pour les C’s qui remportent le match 105-87 et pour l’ancien du Jazz qui inscrit 10 points et capte 5 rebonds en 25 minutes.

Boston peut rêver grand et est même considéré comme le favori pour une place en Finale NBA.

Boston et Hayward déçoivent

Après 64 matchs de saison régulière, les Celtics sont clairement en difficulté et pas au rendement attendu. Avec une cinquième place à l’Est pour un bilan de 38 victoires et 26 défaites, Boston est à 2.5 matchs de Philadelphie, quatrième, et n’a virtuellement pas l’avantage du terrain pour les playoffs.

Plus que le bilan, c’est la manière qui inquiète côté celte. Le fighting spirit et le basket collectif qui faisait la force de cette équipe n’existent plus, en tout cas pour le moment, et on à l’impression qu’il y a un vrai malaise dans le vestiaire de Boston.

Malgré le talent offensif de l’effectif, les Celtics sont dans le dur offensivement avec 112 points inscrits en moyenne par match (17ème de la Ligue) et 110 points inscrits sur 100 possessions (9ème). Et dans cette galère offensive, Gordon Hayward est l’un des joueurs pointés du doigt. Avec
10.7 points, 4.4 rebonds, 3.5 passes, 1.5 balle perdue en 25.8 minutes, il est en dessous du rendement attendu, et même si la patience est de mise après une blessure de cette envergure, le constat est simple : malgré quelques fulgurances et un season high à 35 points contre les Wolves, Gordon Hayward ne progresse pas et donne le sentiment qu’il ne redeviendra jamais le joueur qu’il a été.

Lorsqu’il est sur le terrain, sur 100 possessions, Boston score 113.1 points contre 111.9 quand il est sur le banc. Mais de l’autre côté du terrain, les Celtics encaissent 108.9 points quand Hayward joue contre 105.3 quand il n’est pas sur le terrain. Une statistique clairement pas à l’avantage de l’ailier.

Mais attention, Hayward n’est pas devenu un joueur médiocre ou même moyen. On sent que le joueur joue avec le frein et que la peur d’une nouvelle blessure est toujours présente dans sa tête. Quand il retrouvera sa confiance, les statistiques et le rendement suivront probablement.

Ce qui pose problème, c’est son salaire. Hayward est le joueur le mieux payé des Celtics. Il touchera quasiment 33 millions de dollars la saison prochaine et 34 millions pour la saison 2020-2021. Un montant bien au dessus de son niveau actuel et il est compliqué de l’imaginer revenir à un niveau digne de ce salaire.

Un trade pendant l’été?

Quels choix Danny Ainge fera t-il cet été? Considéré comme l’un des meilleurs, voir le meilleur GM de la Ligue, Ainge ne fait pas dans le sentimental quand il s’agit de trader des joueurs. On en a eu la preuve récemment avec le trade d’Isaiah Thomas, peu de temps après que ce dernier ai emmené les Celtics en finale de conférence après avoir perdu sa sœur dans un accident de voiture lors du premier tour.

Danny Ainge, le General Manager de Boston

On peut facilement imaginer que si Gordon Hayward ne progresse pas d’ici la fin de saison et durant les playoffs, Ainge n’hésitera pas à échanger Hayward pendant l’intersaison. Mais contre qui, ou quoi? La valeur du joueur est en chute libre et le montant de son contrat risque de refroidir beaucoup de franchises qui ne voudront pas sacrifier de jeunes joueurs prometteurs ou même des joueurs confirmés pour un tel point d’interrogation.

La solution pourrait être dans un trade pour Anthony Davis. Sauf retournement de situation improbable, l’intérieur des Pelicans sera transféré cet été et Boston serait apparemment un candidat sérieux pour le récupérer. En effet, les Celtics, grâce au travail de Danny Ainge, possèdent de nombreux assets qui pourraient plaire aux Pelicans. Entre choix de draft et jeunes prometteurs, Boston a l’avantage sur toutes les franchises de la Ligue si ils veulent vraiment acquérir Davis.

Hayward pourrait être inclut dans ce trade afin d’équilibrer les salaires notamment. Accompagné de Jaylen Brown ou Jayson Tatum, le pick des Kings (protégé top 1) en 2019 et un autre choix, le package pourrait être assez intéressant pour convaincre NOLA de céder Anthony Davis.

Le destin de Gordon Hayward pourrait aussi être lié à celui de Kyrie Irving. En début de saison, le meneur avait annoncé vouloir prolonger avec les Celtics mais depuis quelques mois, il se murmure que ça pourrait ne pas être le cas. Si Irving quitte Boston, Ainge pourrait choisir de signer Terry Rozier, free agent cet été et de garder Gordon Hayward.

Dernière solution, le front office de Boston décide de garder Hayward, peu importe ce qu’il se passe pendant l’intersaison. L’atmosphère qui règne dans le vestiaire des Celtics est malsaine et cela pourrait aussi expliquer les difficultés qu’à Gordon Hayward à se relancer. Mais l’impression visuelle ne ment pas, que ce soit sur le terrain où l’ailier all-star semble plus lent et moins tranchant ou en en dehors du terrain où il paraît parfois isolé du groupe.

L’été risque d’être agité à Boston. Encore un défi à relever pour Danny Ainge.

Le Top 10 en carrière de Gordon Hayward

Résumé de la nuit

Orlando Magic @ Philadelphie 76ers (106-114) : Résumé vidéo

Toujours privés de Joel Embiid, les 76ers ont dû s’employer pour battre le Magic, notamment grâce à un JJ Redick à l’adresse retrouvée (26 points) et un Tobias Harris complet (21 points 12 rebonds et 5 passes). En face, Aaron Gordon (24 points) et Evan Fournier (25 points) ont donné du fil à retordre à Philadelphie mais Jimmy Butler (14 points) et surtout Mike Scott (11 points) ont crucifié Orlando dans la dernière minute.

Boxscore du match

Chicago Bulls (@ Indiana Pacers (96-105) : Résumé vidéo

Indiana commence fort et termine le premier quart-temps avec 10 points d’avance (27-17) mais Chicago bataille et revient grâce à un Zach LaVine (27 points) en forme et un Robin Lopez (20 points et 9 rebonds) efficace. Insuffisant face aux 7 contres de Myles Turner et aux 27 points de Bojan Bogdanovic. Les Pacers conservent leur place sur le podium de l’Est.

Boxscore du match

Portland Trail Blazers @ Memphis Grizzlies (111-120) : Résumé vidéo

Record en carrière pour Mike Conley (40 points), qui malgré les rumeurs de transferts reste fidèle à lui-même en donnant tout des deux côtés du terrain soir après soir. Damian Lillard et CJ McCollum ( points en cumulé) ont tenu leur rôle de leaders offensifs mais Conley, aidé par un Joakim Noah au bord du triple double (9 points, 10 rebonds et 7 passes) et un Delon Wright (25 points) scoreur, était trop fort.

Boxscore du match

Oklahoma City Thunder @ Minnesota Timberwolves (120-131) : Résumé vidéo

Malgré le retour de Paul George, maladroit cette nuit (25 points à 8 sur 25 aux tirs), Oklahoma s’incline dans le Minnesota et perd sa troisième place. Karl-Anthony Towns régale avec 41 points, 14 rebonds et des dunks monstrueux, bien épaulé par Jeff Teague (16 points, 12 passes) et Andrew Wiggins (18 points). Russell Westbrook (38 points, 13 rebonds et 6 passes) a tout tenté, en vain.

Boxscore du match

Houston Rockets @ Toronto Raptors (107-95) : Résumé vidéo

Sixième victoire de suite pour les Rockets. Les Raptors ont compté jusqu’à 22 point de retard dans ce match avant de revenir et même de passer devant dans le troisième quart-temps. Mais Houston est tout simplement trop fort en ce moment et James Harden (35 points) donne la victoire aux Rockets qui prennent la troisième place à l’Ouest au dépend du Thunder.

Boxscore du match

Boston Celtics @ Golden State Warriors (128-95) : Résumé vidéo

Boston est en rythme dans ce début de match, la balle circule bien et la défense est en place. Résutat : un 11-0 d’entrée en faveur des visiteurs. Golden State inscrit enfin ses premiers points du match grâce à un tir de Stephen Curry (23 points) en tête de raquette et lance un 11-2 qui permet aux Warriors de revenir à deux points.

Mais le collectif des Celtics est en place et permet de trouver des points faciles à l’intérieur et des tirs ouverts. Gordon Hayward (30 points, 7 rebonds et 4 passes) ne se fait pas prier et sort une première mi-temps de haut niveau avec 17 points inscrits. Et ça fait plaisir ! Jayson Tatum est efficace, Marcus Smart est impeccable en défense et Jaylen Brown place un énorme dunk. Curry a beau essayer de maintenir les Warriors à flot avec son adresse à trois points, ce n’est pas suffisant et l’écart monte à +25 pour la franchise du Massachusetts.

Au retour des vestiaires, Golden State réussit à enflammer l’Oracle Arena avec du jeu rapide en transition mais ce coup de chaud est de courte durée. Gordon Hayward continue son festival. A trois points ou sur transition, l’ailier ne rate (quasiment) rien et Boston entame le dernier quart-temps avec 29 points d’avance (76-105).

Le dernier quart temps a des airs de garbage time et à part un début d’embrouiller entre Aaron Baynes et Demarcus Cousins, rien à signaler. Boston s’impose et retrouve des couleurs.

Boxscore du match

Bilan des pronostics de la nuit dernière : 1/6

Le classement de la Ligue

Le Top 10 de la nuit

Kyle Kuzma pousse (littéralement) Lebron James à défendre

Kyle Kuzma

C’est une séquence qui risque de faire parler. Lors de la défaite des Lakers face à son voisin des Clippers, on a pu apercevoir Kyle Kuzma pousser, assez violemment, LeBron James vers un Danilo Gallinari ouvert à trois points.

Même si l’ailier des Clippers était à la base défendu par Kuzma, la passivité de Lebron James lorsque Gallinari s’est retrouvé seul avec la gonfle a visiblement agacé le jeune Laker qui a envoyé le King défendre.

Souvent critiqué pour sa défense cette saison, cette séquence va donner du grain à moudre aux détracteurs de James.

Kyle Kuzma pousse LeBron James : https://www.youtube.com/watch?v=imQyd09A9P0

Les pronostics de la nuit

Orlando Magic (30-35) @ Philadelphie 76ers (40-23) :

Le Magic continue sa course aux playoffs et chaque match à des airs de finale pour Orlando, chassé par le Heat et les Hornets. Philadelphie reste sur un défaite face aux Warriors et aura à cœur de rebondir devant son public. Sans Joel Embiid et avec un Jimmy Butler en game time decision, la tâche s’avère difficile. Victoire du Magic.

Chicago Bulls (18-46) @ Indiana Pacers (41-23) :

Les Bulls gagnent des matchs ces derniers temps et Lauri Markkanen et Zach LaVine sont on fire, suffisant pour battre une solide équipe d’Indiana? Probablement pas. Les Pacers veulent garder leur troisième place à l’Est et ne vont pas décevoir leur public. Victoire des Pacers.

Portland Trail Blazers (39-24) @ Memphis Grizzlies (25-40) :

Avant-dernier à l’Ouest, les Grizzlies sont sur courant alternatif et viennent de perdre à Oklahoma. Portland peut récupérer la troisième place de la Conférence Ouest en cas de victoire et si le Thunder perd dans la foulée. Victoire des Blazers.

Oklahoma City Thunder (39-24) @ Minnesota Timberwolves (29-34) :

Oklahoma peut perdre sa troisième place en cas de défaite. Paul George, toujours gêné par son épaule, n’est pas sur de jouer. Quant aux Wolves, c’est une nouvelle saison décevante, ils sont sur une série de trois défaites et les playoffs paraissent impossibles à atteindre. Si Paul George revient, on voit le Thunder gagnant, dans le cas contraire, Minnesota a de grandes chances de l’emporter. On parie sur un retour de PG13. Victoire du Thunder.

Houston Rockets (38-25) @ Toronto Raptors (46-18) :

L’affiche de la nuit. Houston sort d’une démonstration sur le parquet des Celtics. Avec un James Harden monumental et des shooteurs comme Eric Gordon retrouvés, les Rockets peuvent viser la victoire au Canada. Toronto ne se laissera pas faire et défendra certainement mieux que Boston. We The North. Victoire des Raptors.

Boston Celtics (38-26) @ Golden State Warriors (44-19) :

Complètement dépassés par Houston Dimanche soir, Boston confirme sa fragilité cette saison. Et un déplacement à Golden State n’est clairement pas ce qu’il y a de mieux pour renouer avec la victoire. Stephen Curry et sa bande partent largement favoris de ce match. Victoire des Warriors.

Pau Gasol arrive à Milwaukee, Bledsoe prolonge

Pau Gasol, avec son ancienne tunique

Journée bien remplie pour les Bucks. En plus de leur victoire face aux Lakers, Milwaukee à annoncé l’arrivée de Pau Gasol, coupé par San Antonio.

L’intérieur espagnol n’est clairement plus dans son prime, il compile 4.2 points, 4.7 rebonds et 1.9 passes par match, mais il apportera sa science du jeu et son expérience. Une bonne recrue pour la franchise du Wisconsin, notamment lors des playoffs.

L’autre nouvelle importante, c’est la prolongation d’Eric Bledsoe. Le meneur de 29 ans sort une saison à 15.9 points, 4.7 rebonds et 5.5 passes décisives de moyenne par match. Il est l’un des joueurs clés de la réussite de Milwaukee cette saison. Normalement free agent cet Été, il prolonge pour 4 ans et 70 millions de dollars.

Sur le papier, ces mouvements paraissent être des bons coups pour les Bucks qui recrutent un pivot qui connaît le chemin du titre et un meneur dans son prime pour un montant correct.

Le Top 10 en carrière de Pau Gasol

Le Top 10 en carrière d’Eric Bledsoe

Qui est Adam Silver, le boss de la NBA?

Ligue sportive la plus rentable au Monde, la NBA est une machine complexe et extrêmement bien huilée. A la tête de cette organisation prolifique, un avocat né à New York le 25 Avril 1962 : Adam Silver.

Adam Silver, NBA commissioner

Une carrière dans le droit et le cinéma

Fan des Knicks pendant son adolescence, Adam Silver se dirige vers des études de droit. Et le moins que l’on puisse dire c’est que Silver est un élève brillant. En effet, il rentre dans l’une des universités les plus prestigieuses du pays, Duke, en Caroline du Nord. En 1984, il obtient son diplôme de droit mais il ne s’arrête pas là. Il continue son cursus universitaire à l’université de Chicago d’où il sort en 1988 avec un nouveau diplôme en poche.

Il commence sa carrière professionnelle dans un cabinet de recouvrement de contentieux avant de devenir assistant de Kimba Wood, juge fédéral. Sa carrière en NBA démarre en 1992 loin de son rôle actuel. En effet, il s’occupe de l’entertainment, du divertissement au sein de la NBA et commence une carrière dans le cinéma. Il est notamment producteur exécutif du film Michael Jordan to the Max et du documentaire Whatever Happened to Micheal Ray?  

Au fil des années, Adam Silver se fait sa place au sein de l’Association et gravit les échelons jusqu’à devenir l’adjoint de David Stern, commissionnaire emblématique de la NBA entre 1984 et 2014. Finalement, il est récompensé de son travail et atteint le sommet de la NBA le 25 Octobre 2012 lorsqu’il est élu, à l’unanimité, par le conseil d’administration de la NBA pour devenir le successeur de David Stern lorsque ce dernier prendra sa retraite en 2014.

Maîtrisant à la perfection le droit et ayant un sens du business et de la négociation bien aiguisé, Adam Silver va hisser la NBA dans une nouvelle dimension.

Un début de mandat mouvementé

Donald Sterling

Dès son arrivé au poste de commissionnaire en 2014, il est confronté à un scandale portant sur le racisme qui va secouer la Ligue et la presse.

TMZ, média spécialisé dans l’actualité des célébrités, révèle un enregistrement entre le propriétaire des Los Angeles Clippers, Donald Sterling, et son assistante dans lequel on peut entendre le milliardaire (fortune estimé à 1.9 milliard de dollars) demandé à cette dernière de ne plus « s’afficher avec des noirs » suite à une photo publiée sur Instagram.

Ce scandale fait réagir des légendes de la Ligue telles que Magic Johnson, et Adam Silver décide de lancer une enquête qui établira la véracité des faits. Le propriétaire des Clippers s’excusera plus tard mais Adam Silver, sur qui tous les regards sont braqués, inflige une sanction jamais vu dans l’histoire de la Ligue. Donald Sterling est condamné à 2,5 millions de dollars d’amende et est bannit « à vie » de la NBA. Il vendra quelques mois plus tard la franchise à Steve Ballmer, l’excentrique PDG de Microsoft pour un montant record de 2 milliards de dollars.

Adam Silver est félicité et soutenu par LeBron James et de nombreux joueurs de la Ligue qui salueront à la fois sa décision mais aussi sa réactivité. Des débuts réussis.

Malheureusement, la NBA est victime de la loi des séries. Après le scandale Sterling, c’est un autre scandale raciste qui éclate en 2014. Bruce Levenson, un des propriétaires des Atlanta Hawks, est au coeur de la polémique après un mail qu’il a envoyé en 2012 dans lequel il déclarait vouloir « blanchiser » le public de la Philips Arena, la salle des Hawks. La NBA et Adam Silver sont encore sous le feu des projecteurs. Cependant, la polémique est vite endiguée après que Bruce Levenson a décidé de vendre ses parts et de se retirer du business.

Un contrat TV record

Probablement l’accomplissement le plus important d’Adam Silver. 2014, encore. Première année du bald commissionner, encore. Le contrat concernant les droits télé de la NBA prend fin et un nouveau est en train d’être négocié par Silver avec ESPN et TNT.

En Octobre, le résultat tombe : 24 milliards de dollars sur 9 ans soit 2.7 milliards par an. Un contrat colossal et historique que ce soit dans l’histoire de la NBA ou même du sport en général. Le plus impressionnant? Ce montant est le triple de l’ancien contrat, qui s’élevait à 930 millions annuels.

Ce nouveau deal va avoir des répercussions sur la Ligue et contrairement à ce que l’on pourrait penser, il va créer un nouveau problème pour Silver. Qui dit énorme contrat télé, dit beaucoup plus d’argent dans les caisses de la NBA et donc les joueurs, légitimement, réclament leur part. Le syndicat des joueurs menace d’un lock out en 2017.

Pour éviter un lock out qui raccourcirait la saison NBA et engendrerait des pertes financières, Adam Silver négocie avec Michele Roberts, avocate du syndicat des joueurs. Chris Paul et LeBron James, respectivement président et vice-président de ce syndicat, ne veulent pas voir une grève gâcher la saison et sont ouverts aux discussions.

Silver propose un raccourcissement de la pré-saison, afin de donner plus de repos aux joueurs. Réforme grandement appréciée et qui, une fois de plus, améliore l’image du commissionnaire auprès des joueurs. Autre réforme importante, l’usage de la marijuana, autrefois totalement interdit par le CBA , est revu. Dans certains cas, notamment médicinaux, son usage est autorisé et c’est encore un succès auprès des acteurs de la Ligue.

Finalement, la saison 2017 commence en temps et en heure et Adam Silver rajoute une ligne à son palmarès.

De nouveaux projets

Outre le fait de savoir régler les conflits et les polémiques d’une main de maître, Silver est un visionnaire, qui a des idées afin de développer la Ligue, d’améliorer sa visibilité et bien sûr, d’augmenter ses profits.

Depuis son arrivée à la tête de la Ligue, il oeuvre pour la légalisation des paris sportifs sur la NBA aux Etats-Unis. Lors d’une conférence avec les patrons de la MLB, NFL et NHL, il réaffirme son point de vue et assure que les lois vont changer. Il peut notamment compter sur le soutien de Mark Cuban, propriétaire des Dallas Mavericks.

Victoire pour Adam Silver, en 2018, un contrat est signé avec MGM Resorts, chaîne d’hôtels et de casinos proposant des paris sportifs, pour 25 millions de dollars sur 3 ans. La NBA est la première ligue majeure aux USA à autoriser ces paris.

Enfin, Paris devrait accueillir un match de saison régulière pour la première fois de l’histoire lors de la saison 2019-2020. C’est en effet un souhait d’Adam Silver depuis plusieurs années, le public français étant un grand consommateur du basket nord-américain. Une opération séduction orchestrée par la tête pensante de la NBA.